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Fabrice-caudron-Mens-sana-in-corpore-sanoSalut à toutes et à tous.

Y aurait il un « Mercato » dans le Taï-Jitsu ?
Le TaïJitsu deviendrait il un sport ou l’argent est roi ?
Zlatane va t’il quiter le PSG pour le MTJ ?
Est-ce qu un demi = 2 tartines ?
Pourquoi les gens qui s’aiment sont-ils toujours un peu les mêmes ?

Nous répondrons à toutes ces questions dans les prochains posts, attelons nous à la premiere d’entre elles. Y aurait il un « Mercato » dans le Taï-Jitsu ?
En effet pour cette rentrée 2016/2017 à venir, il y à du mouvement dans certains clubs. Ça a déjà commencé d’ailleurs. Mais j’y reviendrai. Dans ce post, je souhaite revenir sur le départ de Fabrice C du club de Leers.

Alors pour moi, Fabrice c’est « Mens sana in corpore sano« , c’est d’ailleurs pour cela que j’ai choisi cette photo. On a pas mal parlé de son arrêt lui et moi et finalement je lui ai demandé de me rédiger un « petit » texte nous expliquant ses motivations.
C’est bien mieux, plus fidèle et surement mieux écrit que si je l’avais fait. Vous trouverez donc entre les pointilles ci-dessous le texte de Fabrice C en copié/collé sans modifications, tout au plus des retours chariots pour plus de lisibilité.

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Peu de gens étaient au courant. TaiBuddy en faisait partie.
Il m’a demandé d’en parler.
De parler de mon départ du club de Leers.
C’est avec plaisir que je rédige ce petit texte, pour toi mon ami des tatamis (ça c’est de la rime !).

10 ANS!
10 ans en tant que responsable technique d’un club de Tai Jitsu qui sera passé très rapidement de 60 à 140 licenciés. A Leers (prononcez Lèèrrsssss) dans la banlieue de Roubaix. Ce furent 10 magnifiques années. Accueilli d’abord par Virginie Legrand (Baert pour ceux qui l’ont connu « jeune fille » lors des compétitions), j’ai pu faire de ce club ce que je voulais avec ma fidèle présidente, Nathalie Grenier. Nathalie qui a passé la main la saison dernière à Anne Delerue, déjà investie depuis plusieurs années et avec qui j’ai pu envisager une transition sereine et en douceur.

Alors pourquoi ? Pourquoi après 10 années, des centaines d’élèves de tous âges, 15 ceintures noires, 7 instructeurs fédéraux, 3 titres de champion de France et de multiples podiums nationaux et régionaux, pourquoi s’en aller ? Il y a aussi un nombre incalculable de moments d’amitié, de plaisir, de pots, de démos, de réunions, de stages (de beau et de bon stage comme notre traditionnel stage de Noel avec Christian Bisoni), d’apéros, de défis sportifs (plus ou moins débiles, de la frappadingue au record d’ingestion de TUC à la fin d’un cours…).

Je disais tout à l’heure que j’ai fais de ce club ce que je voulais, entouré de gens bienveillants et toujours présents. Ca voulait dire quoi ?
Un club ouvert à tou(te)s, avec un esprit familial.
Un club formateur.
Un club de loisir mais où ceux qui veulent s’exprimer à travers la compétition le peuvent.
En Tai Jitsu bien sûr mais certains sont allés combattre et réaliser des podiums en TaeKwondo, en Karaté Jutsu ou en Karaté Contact. Car oui l’enseignement était aussi ouvert : de la technique certes mais aussi du combat et de la préparation physique.

C’est ça pour moi le Tai Jitsu : une discipline complète, littéralement « techniques du corps » faites de techniques martiales mais aussi de travail sur le schéma corporel (d’où nos stages de Khido ou d’Aunkai) ou la préparation physique. Une discipline qui peut oublier parfois le côté vivant du combat avec la gestion des distances et des opportunités. Et la gestion des aléas qu’un randori ne nous permet pas d’explorer puisqu’à la fin de chaque technique on gagne…
Bref en oubliant parfois que les acquisitions de compétences dans le domaine psychomoteur (qualités intrinsèques développées dans le kihon ou le kata par exemple) ne sont pas transférables dans le domaine socio-moteur (celui du combat d’opposition vivant, aléatoire par nature). Voilà quel a été mon fil rouge au cours des dernières années.
Le Tai Jitsu, une très belle discipline que j’ai toujours plaisir à pratiquer. Différemment.

Après 10 ans, à raison d’une dizaine d’heures par semaine, on peut avoir le sentiment d’avoir été vidé, d’avoir tout donné et d’avoir besoin de se renouveler. Besoin de voir un peu plus ses enfants aussi. C’est mon cas. Place désormais à la liberté de la recherche personnelle, au gré des rencontres et des dojos qui voudront bien m’accueillir, sur les routes de l’itinérance martiale.

Revenons enfin à nos moutons, je quitte mon club. Il est temps désormais de laisser la main à… Julien « Brute », Fréd, Kévin, Anne et Emy pour les cours. Et tant d’autres bénévoles sur lesquels le club a toujours pu compter.

Merci et bonne route à vous ! Le club est entre de bonnes mains.

Ce que j’en dis.
Pour tout vous dire, je suis pas fâché que Fabrice Caudron arrête.
Il n’y à pas de places pour 2 roi-crocodiles dans le même fleuve.
Le mec il est 4ème dan, bon prof, très bon karatéka, mince, cultivé, pas bête du tout.
La place est déjà prise, regardez, c’est tout moi, 4ème 2ème dan , bon prof, très bon karatéka, mince, culturé, pas trop bête du tout.

Bon je déconne. Fabrice, c’est mon copain. Une étude récente a révélé que 1 amitié sur 2 n’est pas partagée (j’espère être du bon coté de la balance), donc en tant que copain, 4ème dan et super prof, je lui dirai volontiers qu’il sera bienvenu sur mon tatami et pour boire une bière limonade. Mais bon, je ne peux plus trop dire ça.
Pourquoi ? Stay tuned….

Et surtout, si vous appréciez le temps passé dans vos clubs, dites le à vos présidents, professeurs, encadrants, membres des bureau et toutes les personnes qui passent du temps à vous enseigner le taï-Jitsu.

Allez, Hav Phun, TaïBuddy

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